De la poubelle au conteneur


Conteneurs, cabane de vente et poubelles à Strasbourg. 
Des conteneurs sont décorés en collaboration avec le musée Tomi Ungerer.



Pour gérer nos 365 kg de déchets par an et par personne*, ceux-ci sont collectés de différentes manières : ramassage des poubelles à codes colorés pour les ordures ménagères, dépôt en déchetterie pour les encombrants et apport volontaire aux conteneurs de tri.
Il existe trois types de conteneurs posés en général côte à côte ; conteneur papier, conteneur verre, conteneur vêtement. Les conteneurs sont dits de proximité mais sont positionnés en général proche d’un parking, d’un cimetière, d’un espace sportif ou bien en périphérie des résidences. Les conteneurs sont soumis à des prescriptions d’aménagements selon les communes. Il existe deux types de conteneurs d’apports volontaires, soit de surface, soit semi-enterré (plus appréciés des riverains). La commune loue le conteneur à une entreprise privée qui se charge de sa gestion. Pour les conteneurs enterrés ou semi-enterrés, c’est la commune qui prend en charge les aménagements liés à leur pose. Le nettoyage des abords des conteneurs relève de la commune, car il s’agit de la propreté urbaine et lorsque des dépôts sauvages apparaissent, c’est bien la commune qui se charge de les ramasser. Les problématiques récurrentes qui apparaissent pour les conteneurs sont leur saturation rapide qui génère le dépôt des déchets au pied de celui-ci. L’entretien des conteneurs revient à l’entreprise gestionnaire de son parc. Les citadins se plaignent souvent du bruit des conteneurs liés aux clapets et au dépôt du verre.

En guise de cahier des charges, le conteneur doit être robuste, résistant au feu, stable, sécurisant.
L’accès et les hauteurs de dépôt des déchets restent une problématique notamment pour les personnes à mobilité réduite trop peu intégrées dans la réflexion. 
La consigne de tri est complexe : elle doit accompagner le geste de tri depuis la maison jusqu’au conteneur. Les consignes sont apposées sur les conteneurs par les communes.  
Le public est sensible à la réduction des déchets ; des programmes pédagogiques sont organisées à l’école notamment par les ambassadeurs du tri. 

*Selon l’Ademe, chaque Français produit 590 kg de déchets par an (365 kg dans nos poubelles et conteneurs de tri et 225 kg en déchèteries) soit 2 fois plus qu’il y a 40 ans !

Propos recueillis lors d’une rencontre avec les médiateurs de la ville, ambassadeur du tri de l’Eurométropole, le 5 novembre 2019
Nathalia Moutinho



Un conteneur, çà ressemble à quoi ?



















Exemples de conteneurs (non enterrés) en France, Italie, Belgique, Espagne.

Ce que nous appelons techniquement conteneur est un objet de transport métallique, conçu pour le transport des marchandises. Objet de logistique, il s’agit d’une sorte de non-objet posé sur un non-lieux, en périphérie des villes à mi-chemin des villages et villes, en zone urbaine. Le conteneur de ville, lui est positionné à proximité des immeubles. Tenus éloignés des habitations, les conteneurs génèrent des désagréments comme le bruit et les débordements qui évoquent la décharge.
Gérés par différents services de l’état, les communes ou communautés de communes ou syndicats mixtes, les conteneurs d’apport volontaire évoquent une démarche de tri, qui sous-entend que celle-ci se développe volontairement.
Si l’usage est le même pour tous, quelque soit notre lieux de vie, nous constatons qu’il existe pléthore de formes de conteneurs de tri.
Nathalia Moutinho