SAISON 02

451 kg





Extrait du flyer de l’exposition 451 kg







Affiche de la semaine européenne de réduction des déchets 2021





Une installation urbaine


Au travers de tous nos échanges, nous avons compris les difficultés de communication sur les enjeux des déchets et du recyclage. Cette mission nous incombe à tous en tant qu’habitant et citoyen et nous ajoute une corvée quotidienne. La complexité des matériaux des objets manufacturés rend cette tâche difficile. La vision négative liée au tri nous semble être un véritable frein à l’acte de tri.
La collecte des déchets est un défi logistique et un maillon essentiel du recyclage et de la revalorisation de ces derniers. Nous constatons que la compréhension du tri par l’usager-citoyen n’est pas aisée. Nous voulons rendre lisible en éclairant les acteurs de cette logistique.
Peut-on questionner les filières et considérer ces déchets en ressources ? Ces premières questions ont généré des débats fructueux qui nous amènent à penser un projet d’installation, exposition, action urbaine.
Nous proposons de créer un évènement public, qui valorise toute cette logistique Nous espérons modifier notre regard sur le déchet en préambule d’un changement d’habitudes.
Notre projet questionne tant le déchet et sa collecte à l’échelle d’une ville que son devenir consideré comme une ressource matérielle.



Cet évènement est présenté au public durant la 6ème édition du MARCHÉ OFF qui s’inscrit dans la semaine européenne de la réduction des déchets SERD 2021 (du 20 au 28 novembre 2021).

451 KG prend place du vendredi 26 novembre au dimanche 28 novembre sur la place Grimmeisen. 
Une table-ronde a lieu le samedi 27 novembre 2021.


 





451, le combat des chiffres 


En 2019, chaque Strasbourgeois a produit 451 kilos de déchets, et les habitants de l’Eurométropole ont produit 221 476 tonnes de déchets.
Ces 451kg de déchets sont répartis en 6 catégories :

• 29% de déchets biodégradables
• 25% de déchets papiers
• 18% de déchets autres
• 13% de déchets en verres
• 11% de déchets plastiques
• 4% de déchets métalliques

Parmis ces déchets, 43% sont des déchets recyclables, jetés dans la poubelle jaune.
Partant de ce constat, nous nous sommes demandés quel rôle peut jouer le designer face à ce constat ?
Ces déchets peuvent ils être revalorisés en Une collection de déchets ?
Si l’on considère la masse collectée, on peut imaginer Strasbourg comme une «mine» de ressource, pouvant convoquer des acteurs locaux dans un circuit vertueux de recyclage






Un événement en 3 étapes



Notre projet de recherche prend la forme d’un évènement urbain en centre ville de Strasbourg.

L’évènement se déroule en 3 étapes :

L’exposition “451 kg” se compose de photographies “Rendre visible l’invisible”, résultat de l’enquête photographique sur les acteurs de la collecte des déchets. Les strasbourgeois sont invités à faire la chasse aux lingots de déchets produits par les étudiants de design.

Une “Chasse aux lingots”, les lingots sont positionnés à l’endroit même où elle a été collectée, soit au sol, près des conteneurs, dans les supermarchés, etc.

Une table ronde conclue l’évènement et le projet au travers d’un débat sur le thème de l’héritage et de la durée de vie des déchets.



Rendre visible l’invisible 


Depuis l’apparition de la poubelle au XIXème siècle, nos déchets disparaissent comme par magie vers un inconnu. Nous afficher dans la ville des photographies des coulisses du traitement des déchets pour rendre visible cette “magie”.
L’exposition “rendre visible l’invisible” est le résultat de l’enquête photographique menée par l’étudiante Violette Louis et Mathias Anger et Isis Nicolot.





















Collection de lingots 451kg


Nous avons porté toute notre attention sur trois matières que l’on définit comme étant recyclables.
L’aluminium, le papier et le plastique ont été broyés, compressés, décortiqués... et nous avons expérimenté leurs capacités de traitements.  Très utilisées pour emballer nos produits du quotidien, ces trois matières du plastique, du carton / papier, et de l’aluminium sont très présentes dans nos déchets.

Ces trois matières sont présentes partout, dans les supermarchés, dans nos maisons, dans nos poubelles, dans la rue, dans nos océans... Elles deviennent ici emblématique de nos préoccupations environnementales.
Leur intérêt réside dans leur potentiel de recyclabilité, car elles peuvent être revalorisées plusieurs fois, si ce n’est à l’infini.
Nous magnifions ces déchets récoltés à Strasbourg, en les recyclant, par nos soins localement, en une collection d’objets limités.
Inspirés de l’image du lingot qui représente dans l’imaginaire collectif richesse, préciosité, matière brute, matière pure... nous avons décliné l’archétype du lingot tout en créant une forme unique pour chaque matière.




La série est limitée à 181 exemplaires ; quantité calculée selon le pourcentage spécifique de chaque matière jetée dans les poubelles strasbourgeoises.

113 lingots en papier recyclé, soit 25% de 451 kg ;
50 lingots en plastique recyclé, soit 11% de 451 kg ;
18 lingots en aluminium recyclé, soit 4% de 451 kg.

À travers cette correspondance nous représentons symboliquement la production de chacune des trois matières de déchets par an et par personne.
Les trois formes de lingots s’emboîtent pour créer un objet unique tout en pouvant s’exprimer isolément.
Ces lingots seront présentés sur la table de l’exposition avant d’être déplacés dans leur cachette pour la chasse au trésor.




La valeur du déchet en lingot


Nous invitons les strasbourgeois à trouver les lingots dans la ville. En référence aux ramassages de déchets, nous proposons un jeu de piste dans la ville. Le déchet sans valeur devient alors un lingot à trouver tel un trésor.



Table ronde : samedi 27 novembre 2021 de 16h à 18h
Le déchet, un bien commun en héritage ?

En considérant les déchets non pas de manière individuelle mais dans leur globalité, ils représentent des tonnes de matières dont nous sommes tous responsables : concepteurs, fabricants, consommateurs, usagers et acteurs publics ; tel un enjeu commun. Jetés aujourd’hui, la durée de vie de nos déchets transforment ceux-ci en un héritage pour les générations futures.
Nous proposons d’interroger cette notion d’héritage.
À qui appartiennent nos déchets, nos achats qui ne nous appartiennent plus dès que nous les jetons.
Ce bien privé devient d’un seul coup le bien public que la collectivité doit gérer.

Alexandra Pignol, modératrice

La manufacture des roches du futur.
L-0161 / plastiglomérat / 17310 Saint-Pierre d’Oléron (Charentes-Maritimes) 2015


La Manufacture des roches fondée en juillet 2013 par Jean-Pierre BRAZS a pour principaux objectifs de décrire par tous moyens scientifiques et poétiques les roches qui pourraient se former sur terre dans des avenirs proches ou très lointains et de réaliser des fac-similés de ces hypothétiques matières géologiques. Une partie de ses activités consiste à collecter des sédiments récents d'origines anthropiques, précurseurs de futures roches.
- Dessine moi un conteneur !
avec Rose Eckwe, Thibault Schell, Thomas Roger
- Schroll, une entreprise familiale
avec Guillaume Schroll, et Cyril Besson
- Le déchet un héritage commun
avec Nathalia Moutinho et Alexandra Pignol
- Que peut faire le design ?
avec les étudiants de la Hear : Salomé De Bonis, Mathias Anger, Simon Hampikian,  Violette Louis, Anais Daures, Shuangshuang, Isis Nicolot, Marilou Rosambert
- Le collecteur public
avec Baas Fabienne (Vice-présidente en charge de la Réduction, Gestion et Valorisation des Déchets et Maire de la commune de Ostwald) et Roth Pierre (Vice-président en charge du Soutien à l'émergence et accompagnement des acteurs de l'Économie Sociale et Solidaire)
- Le commun et le privé
avec Remi Barbier professeur à l’École Nationale du Génie de l'Eau et de l'Environnement de Strasbourg ; Engees
- Le débat
Echange entre les parties avec Alexandra Pignol